À CORPS ÉCRIT intervient en institution.

Dans des écoles de formation

Dans ces écoles pour éducateurs, moniteurs-éducateurs, assistantes sociales, où il s'agit d'envisager chacun comme un passeur, qui accompagnera l'autre sur la rive du mieux-être et de l'autonomie.

Pour être un passeur, il faut être " passé " soi-même, être allé voir du côté de ses propres émotions, de sa propre violence et de sa vulnérabilité, pour les reconnaître chez l'autre, les accueillir et savoir s'en protéger aussi.

Ce sont des professions où en général les personnes "prennent sur elles", c'est-à-dire dans leur corps, la souffrance, la détresse, en tous cas les difficultés des autres ; ces malaises, " le mal à l'aise " peut s'insinuer en " mal à dire " et s'incruster en maladie au bout de quelques années de métier.

Des outils de santé sont alors transmis dans la formation pour " empuissancer " comme disent les Québecois, donner à chacun les moyens de se brancher sur ses propres forces de vie.

  • Une relaxation est proposée en début de séance, debout (relaxation dynamique), prise de contact avec le schéma corporel, synchronisation de la respiration et du mouvement, puis en position allongée, pour prendre contact avec le ressenti et les sensations dans chaque partie du corps.

    Prendre conscience que le corps est bien composé de différentes parties, mais qu'il forme aussi une unité, et qu'il est une voie vers une unification de la conscience, un recentrage, un calme.

  • Cette unité va être illustrée ou mise à l'épreuve par des exercices et des improvisations. Un travail " d'usure ", sur la répétition d'un mot ou d'une phrase va permettre à l'acteur de lâcher le mental et d'explorer un large registre d'émotions.

    Des improvisations où les personnages ne se parlent qu'en utilisant seulement " oui ou non " par exemple ; il ne s'agit pas d'être enfermé dans le sens ou chercher à se faire comprendre, mais accepter la distance que " permet " cette contrainte et engager sa corporalité ; ce n'est plus seulement la tête qui parle, mais tout le corps en se laissant traverser par les émotions.

  • Qu'elle soit en relaxation ou en mouvement, qu'elle crie, qu'elle rit ou qu'elle dise un texte, il s'agit de la même personne et le travail visera à accompagner la prise de conscience que se révèle alors, à travers les exercices, une cohérence. Celle-ci permettra au stagiaire, l'appropriation de ses qualités et de sa force qui sont apparues ici ou là.