À CORPS ÉCRIT intervient en institution.

Dans les prisons

Travailler sur le corps... emprisonné, précisément, et révéler par une nouvelle écoute, un nouveau regard sur lui-même, les ressources qu'il possède au plus profond.

Eveiller l'imaginaire, quelquefois enfermé lui aussi, derrière une blessure de dévalorisation de soi.

L'importance alors " d'ouvrir une fenêtre " en soi, sur l'ailleurs, dans le choix des textes ou des improvisations qui nourriront le stagiaire de poésie, de beauté, d'étrangeté... de verticalité, sans viser à lui rappeler sa condition de détenu.

  • Entrer dans l'écoute du corps, par la relaxation et le silence, pour sortir un temps de l'univers carcéral et bruyant.

    Explorer l'attention à soi, dans une écoute bienveillante, une reconnaissance de ses qualités propres et de sa force, accueillie dans son rayonnement et non plus utilisée à se défendre ; explorer l'attention à l'autre par des exercices à deux, pour retrouver le goût de donner et de recevoir

  • Traverser un premier temps les improvisations où, quel que soit le thème, la violence, le contexte carcéral, les braquages ou autres agressions seront mis en scène.
  • Ouvrir l'imaginaire sur d'autres possibles, par un travail sur les émotions, sur l'image de soi.

    Favoriser l'évacuation de l'énergie en ne la pôlarisant plus seulement sur la violence, mais sur le rire, ou la tendresse ou d'autres émotions enfouies ou ignorées.

  • Choix de textes poétiques ou théâtraux, dont les thèmes s'ouvrent sur un éventail large de la condition humaine.